Une bouche VMC qui ne fait plus d'air : le diagnostic en cinq gestes, du caisson au conduitEntretien et Depannage
Une bouche VMC qui ne fait plus d'air : le diagnostic en cinq gestes, du caisson au conduit

Règle préalable : une bouche, ce n'est pas un réseau

Quand une seule bouche d'extraction ne fonctionne plus alors que les autres vont bien, la panne est locale. Chercher un moteur mort ou commander un caisson neuf dans ce cas est la perte de temps la plus fréquente du dépannage. Les cinq gestes ci-dessous se font sans outillage spécial, dans cet ordre.

1. Confirmer que le caisson tourne

Le test de la flamme ou du papier est imprécis : posez la main en sortie de gaine principale ou à la bouche de la cuisine, qui est toujours la plus exposée. Sentez le caisson vibrer dans les combles, entendez-le tourner. Si le caisson tourne mais que la cuisine n'aspire plus rien, le problème est dans le réseau ou dans la bouche, pas dans le moteur.

2. La bouche elle-même

Démontez la grille : les bouches hygroréglables et autoréglables ont un volet, un ressort et parfois un filtre. Trois ans de graisse de cuisine suffisent à bloquer un volet en position fermée.

  • Dégraissage au produit non agressif, séchage complet avant repose.
  • Vérification que le volet reprend sa course libre sous la poussée du doigt.
  • Contrôle du joint de pied de bouche, souvent écrasé et source de sifflement à petit débit.

Dans un cas sur deux, la panne finit ici.

3. Le registre et le piquage

Sur les réseaux ramifiés, un registre de branche peut avoir été refermé à l'occasion de travaux, ou un piquage avoir été obturé lors de la pose d'une isolation. La buse d'une gaine flexible se décolle aussi plus souvent qu'on ne le croit : un coup d'œil dans le regard du caisson ou dans la gaine visible le révèle. Repérez quelle branche dessert la bouche malade et suivez-la physiquement du caisson à la pièce.

4. La gaine et son profil

Une gaine flexible écrasée sous une passerelle, un coude serré à 180 degrés, une section écrasée par un meuble posé dans un placard : le débit ne disparaît pas d'un coup, il s'effondre progressivement. Comparez le débit de la bouche malade à celui d'une bouche saine de même diamètre ; un écart supérieur à 30 % sans encrassement visible pointe une contrainte géométrique plutôt qu'une panne.

5. Le conduit terminal et le chapeau

Dernier geste, et dernier coupable : un chapeau d'extraction bloqué par un nid, un tuyau d'évacuation bouché par un dépôt ou par le gel, ou une terminaison dont le clip anti-retour s'est retourné. Le symptome est typiquement collectif et saisonnier : ça va mieux l'été et ça revient dès les premières nuits froides.

Quand passer la main

Si les cinq gestes sont faits et le débit toujours absent, la cause est dans le caisson — condensateur, électronique, turbine déséquilibrée — ou dans une conception de réseau mal pensée : deux bouches sur une même branche longue et fine, par exemple. A ce stade, un relevé de pression differentielle au caisson et la plaque signalétique a la main font gagner une visite complete, et évitent de changer un caisson parfaitement réparable.